involuzione
Poche cose abbiamo imparato dalla storia all'infuori di questa: che le idee si condensano in un sistema di ortodossia, i poteri in una forma gerarchica e che ciò che può ridare vita al corpo sociale irrigidito è soltanto l'alito della libertà, con la quale intendo quella irrequietezza dello spirito, quell'insofferenza dell'ordine stabilito, quell'aborrimento di ogni conformismo che richiede spregiudicatezza mentale ed energia di carattere.
Io sono convinto che se non avessimo imparato dal marxismo a vedere la storia dal punto di vista degli oppressi, guadagnando una nuova immensa prospettiva sul mondo umano, non ci saremmo salvati. O avremmo cercato riparo nell'isola della nostra interiorità o ci saremmo messi al servizio dei vecchi padroni. Ma tra coloro che si sono salvati, solo alcuni hanno tratto in salvo un piccolo bagaglio dove, prima di buttarsi in mare, avevano deposto, per custodirli, i frutti più sani della tradizione intellettuale europea: l'inquietudine della ricerca, il pungolo del dubbio, la volontà del dialogo, lo spirito critico, la misura nel giudicare, lo scrupolo filologico, il senso della complessità delle cose.
Norberto Bobbio
Io sono convinto che se non avessimo imparato dal marxismo a vedere la storia dal punto di vista degli oppressi, guadagnando una nuova immensa prospettiva sul mondo umano, non ci saremmo salvati. O avremmo cercato riparo nell'isola della nostra interiorità o ci saremmo messi al servizio dei vecchi padroni. Ma tra coloro che si sono salvati, solo alcuni hanno tratto in salvo un piccolo bagaglio dove, prima di buttarsi in mare, avevano deposto, per custodirli, i frutti più sani della tradizione intellettuale europea: l'inquietudine della ricerca, il pungolo del dubbio, la volontà del dialogo, lo spirito critico, la misura nel giudicare, lo scrupolo filologico, il senso della complessità delle cose.
Norberto Bobbio
martedì 18 agosto 2015
domenica 16 agosto 2015
AMERICA LATINA SOTTO ATTACCO
traduzione ita
Durant les derniers mois, de nombreuses délégations d’hommes
politiques se sont bousculées pour aller rendre visite à l’opposition
vénézuélienne. Mais rien n’est spontané dans ces visites. Il
s’agit en réalité d’une campagne de communication bien orchestrée. Pour
preuve, le bref séjour de la délégation d’Aécio Neves et d’autres
sénateurs brésiliens à Caracas avec l’objectif que la « pression
internationale fasse en sorte que le Venezuela tienne des élections
libres ». Et pour mobiliser l’opinion mondiale, ils peuvent compter sur
l’appui actif des médias de leur pays. En effet, au Brésil la
quasi-totalité des médias est contrôlée par quatre familles. De plus,
récemment, trois monopoles de l’information latino-américains ont pris
cette sage décision : que 82 médias d’Amérique Latine écrivent au moins
une page par jour dans leur journal contre le Venezuela. (1)
1) Ces monopoles sont le GDA (Grupo de Diarios de las Américas),
l’ANDIARIOS (Asociación de Editores de Diarios y Medios Informativos) et
le PAL (Grupo Periódicos Asociados Latinoamericanos).
traduzione ita
ripresa da http://www.sinistra.ch/
fonte originale articolo
Récemment, trois monopoles de l'information latino-américains ont pris cette sage décision : que 82 médias d'Amérique Latine écrivent au moins une page par jour dans leur journal contre le Venezuela.
Durant les derniers mois, de nombreuses délégations d’hommes
politiques se sont bousculées pour aller rendre visite à l’opposition
vénézuélienne. Mais rien n’est spontané dans ces visites. Il
s’agit en réalité d’une campagne de communication bien orchestrée. Pour
preuve, le bref séjour de la délégation d’Aécio Neves et d’autres
sénateurs brésiliens à Caracas avec l’objectif que la « pression
internationale fasse en sorte que le Venezuela tienne des élections
libres ». Et pour mobiliser l’opinion mondiale, ils peuvent compter sur
l’appui actif des médias de leur pays. En effet, au Brésil la
quasi-totalité des médias est contrôlée par quatre familles. De plus,
récemment, trois monopoles de l’information latino-américains ont pris
cette sage décision : que 82 médias d’Amérique Latine écrivent au moins
une page par jour dans leur journal contre le Venezuela. (1)
Ces mêmes médias sont ceux qui utilisent la visite de Felipe Gonzalez,
ex-chef du gouvernement espagnol avec de nombreux leaders de la droite
latino-américaine(2), pour présenter le prisonnier Leopoldo Lopez comme
un saint innocent, rédempteur de la Patrie.
Seul Evo Morales a dénoncé le cynisme de la situation :
« quelle classe de socialiste rend visite à l’extrême droite
vénézuélienne ? S’il est socialiste alors pourquoi ne va-t-il pas à
Guantánamo ? C’est la preuve qu’en Europe, les socialistes sont les
meilleurs instruments du capitalisme ». (3)
Pour comprendre la portée de cette guerre médiatique ou de
quatrième génération, il suffit de jeter un œil au phénomène des
guarimbas qui a eu lieu au début de l’année 2014. Rappelons que
les médias privés et internationaux présentaient alors le Venezuela
comme un pays frappé par la guerre civile. Mais ils ne montrèrent
aucunement la mise en place de barricades ou guarimbas situées dans des
lieux stratégiques pour semer le chaos dans le pays. Les plans de
violence de l’opposition furent passés sous silence et les victimes des
guarimbas attribuées à l’État. Cette campagne médiatique avait pour
unique objectif de diaboliser le gouvernement de la révolution
bolivarienne et favoriser le programme des groupes d’extrême droite.
Mais cette guerre médiatique ne s’arrête pas aux frontières du Venezuela.
Actuellement, les médias dominants s’en prennent à la Révolution
Citoyenne de Rafael Correa, sous prétexte que ce dernier veut faire
adopter une loi sur l’héritage, loi qui ne concerne qu’une fraction
extrêmement minoritaire de la population puisqu’il s’agit que de 2% de
la population. Mais ce sont justement ces fameux 2% qui détiennent
encore un fort pouvoir économique mais aussi et surtout médiatique. Le
président équatorien a dénoncé ardemment les agissements de l’opposition
et a appelé son peuple et ses partisans à être vigilants face à toute
tentative de déstabilisation de son gouvernement. Rappelons que Rafael
Correa a été victime en 2010 d’une tentative de coup d’Etat qui comme
dans le cas vénézuélien en 2002 s’avéra être un échec cuisant pour
l’opposition putschiste.(4)
L’Équateur et le Venezuela sont les deux pièces essentielles d’un même puzzle.
Nous ne devons pas oublier ce que souhaite la droite latino-américaine
pour la Patria Grande. Nous la voyons agir sous nos yeux au Honduras et à
Haïti, pour ne prendre que ces deux exemples. Le premier, depuis le
coup d’Etat contre Zelaya est devenu le pays le plus violent du monde.
Une violence qui se dirige en premier lieu vers l’opposition, les
journalistes un peu trop indépendants et ceux qui luttent socialement,
comme le professeur Hector Martinez Motino, assassiné le 17 juin
dernier. Le second, Haïti, est une autre preuve de l’enfer dans lequel
l’impérialisme a plongé le pays depuis deux siècles et ce pour avoir osé
arracher sa liberté, son indépendance et avoir aboli l’esclavage.
L’unité des socialistes du XXIème siècle est nécessaire pour faire face
au putschisme.
Notes :
1) Ces monopoles sont le GDA (Grupo de Diarios de las Américas),
l’ANDIARIOS (Asociación de Editores de Diarios y Medios Informativos) et
le PAL (Grupo Periódicos Asociados Latinoamericanos). traduzione ita
ripresa da http://www.sinistra.ch/
fonte originale articolo
mercoledì 12 agosto 2015
democrazia è una favola per “dummies”
FONTE
(traduzione di Daniela Trollio
Centro di Iniziativa Proletaria “G.Tagarelli” Via Magenta 88, Sesto S.Giovanni)
TROIKA
Che cos’è la Troika
Di “Alas Republicanas” (*)
I mezzi di comunicazione e quelli
di Podemos ( Possiamo:
partito politico spagnolo fondato nel 2014, n.d.t.) ci raccontano che
gli uomini neri
della Troika sono le persone che comandano ma che nessuno ha votato.
Dicono che, se vogliono così tanto comandare, si presentino alle
elezioni.
Queste affermazioni mi hanno
portato a chiedermi che cos’è la Troika e chi la controlla.
L’azione
della Troika è
circoscritta esclusivamente nell’ambito dell’Unione Europea e essa è
formata da tre istituzioni: il Fondo Monetario Internazionale, la
Commissione Europea e la Banca Centrale Europea. In teoria
le tre istituzioni hanno lo stesso peso.
Il
FMI è un’istituzione
internazionale composta da 188 governi, quasi tutti quelli del
mondo. Ma all’interno del FMI alcuni governi hanno più peso di altri. La
divisione del potere all’interno del FMI è completamente
squilibrata, gli USA hanno il 16% dei voti. Tenete conto che le
decisioni devono essere votate dall’85% per avere via libera, il che
significa che gli USA possono vietare qualsiasi decisioni che
non piaccia loro. La Spagna non ha neppure una percentuale, fa parte
di un gruppo di paesi che controllano, tutti insieme, solo un 3% dei
voti.
Il
FMI ha un fondo economico,
alimentato dagli stati membri (tra di loro la Spagna), che utilizza
per prestare agli stati che ne hanno bisogno. E’ inutile dire che ogni
prestito deve essere restituito con gli interessi e che
ogni prestito permette al FMI di influire sul governo dello stato
moroso. Possiamo quindi concludere che il FMI è pubblico, internazionale
si, ma pubblico. Anche se non si comporta come tale,
visto che buona parte della sua attività si concentra nel dare
credito a società e su queste, pur prestando loro del denaro, il FMI non
ha controllo.
La
Commissione Europea è un organo
esecutivo e legislativo dell’Unione Europea. Si compone di 28 membri
e di un presidente, tutti nominati dal parlamento europeo. Potremmo
dire che è il consiglio di governo dell’Unione, quindi
pubblico e democratico. Tanto democratico quanto il consiglio dei
ministri, che in realtà non viene votato da nessuno ma esce
dall’elezione tra i deputati eletti.
L’ultima
istituzione che forma la
Troika è la BCE. La BCE è un organismo pubblico che oggi sostituisce
in molte delle loro funzioni le banche centrali dei diversi paesi. I
suoi fondi si nutrono, in maggior parte, degli apporti
degli stati membri della zona euro, dipendono invece in misura
minore dalla creazione del denaro e dall’apporto delle banche private
(in teoria devono versare alla BCE il 2% dei depositi dei loro
clienti).
E’
inesplicabile, ad esempio, che
la BCE non fornisca in alcun caso direttamente denaro agli stati da
cui prende i soldi e che invece lo faccia con parecchia frequenza alle
società multinazionali.
La
BCE ha messo in atto un piano
di acquisto milionario del debito, ma gli acquisti li fa sul mercato
secondario. Cosa vuol dire ciò? Lo stato mette in vendita il suo debito
(si indebita ad altissimi interessi), una banca lo
compra e la BCE compra il debito da questa banca (ad un interesse
molto più basso).
Un bell’affare per il sistema
bancario.
Ha
senso tutto ciò? Perché la BCE
non compra il debito, ad un interesse moderato o con altre
condizioni di pagamento favorevoli, direttamente dal paese che l’ha
emesso?
Il
FMI e la BCE agiscono come
usurai con gli stati quando prestano denaro, prendono il controllo
politico del paese moroso e lo obbligano a fare cambiamenti legislativi,
diretti tutti alla riduzione degli stati stessi.
Privatizzazioni di tutte le imprese di stato, aumento delle imposte,
limitazioni dei diritti dei lavoratori, ecc. Sembrerebbe che non
vogliano che i debiti siano saldati per poter sequestrare gli
stati, e sembrerebbe che gli stati facciano il possibile per
compiacere le aspettative degli usurai.
La
Commissione Europea, ultima
gamba della Troika, appoggia le altre due in tutte le loro misure,
comportandosi come una nemica degli stati che rappresenta.
Si
suppone che la legittimità di
queste istituzioni la dia il voto della gente, visto che sono state
create e vengono sostenute dai rappresentanti che noi abbiamo scelto
nelle elezioni. Ma è evidente che non è così, sembra che
la democrazia sia circoscritta solo ai parlamenti nazionali,
parlamenti che sono continuamente pressati da queste istituzioni per
agire contro se stessi e contro i lavoratori.
Da
otto anni, tutti i giorni, i
potenti ci dicono che il governo non voleva fare questa o quella
cosa, ma che la Troika li ha obbligati. Le misure di austerità della
Troika hanno moltiplicato il debito della Spagna per tre,
hanno moltiplicato i salari dei lavoratori dello 0,70, hanno
amputato qualsiasi spesa sociale. Bella austerità. Credo che, in tutta
evidenza, questa austerità stia affondando lo stato e noi che
ci lavoriamo dentro.
Ma qualcuno sta ottenendo pingui
profitti da tutto questo.
Quello
che voglio dire è che gli
uomini neri sono gli stessi che si presentano alle elezioni, gli
stessi che scrivono gli articoli che leggiamo sui mezzi di
comunicazione.
Persone che hanno una sola lealtà
– il denaro – e devono beneficiare coloro che li comprano.
In realtà viviamo in una dittatura
mascherata da democrazia, la dittatura del capitale.
La
crisi, quella che loro usano
per guadagnare di più sulla nostra pelle e metterci nel posto che
essi pensano ci spetti, ci serve perché alcuni vedano ciò che c’è dietro
la maschera.
Quando saremo la maggioranza a
vedere che questo sistema non vale, che bisogna sostituirlo con un altro che sia per tutti?
Perché questo miracolo avvenga,
dobbiamo osservare quanto ci sta davanti al naso, imparare e fare tre cose:
In primo luogo, il pubblico oggi è
già una carcassa vuota. Oggi il pubblico è un cartello attraverso cui
l’utente deve passare ma che arricchisce il privato perché lo Stato,
dato il suo
carattere borghese, ha trasformato la “ragione sociale” a beneficio
privato. I banchieri prestano e condizionano le loro politiche agli
Stati, come a Carlo 5° nel suo tempo. Allo Stato austriaco
lo fecero i prestatori ebrei di Anversa (e sia detto senza alcun
intento antisemitico. E’ una licenza storica) e le ricche famiglie
genovesi, tra altri.
Oggi
agli Stati moderni lo fanno i
grandi fondi di investimento, i fondi-avvoltoi, i megaspeculatori
che ammassano le loro fortune sui mercati dei futures e, in generale,
quei pescecani che con un attacco speculativo nelle borse
possono affondare una moneta, come successe a suo tempo con George
Soros e il suo attacco alla sterlina.
Questi
usurai sono coloro che
dicono agli Stati e alle istituzioni sovra-statali (FMI) – perché
prestano denaro anche a loro – quali politiche devono fare per
restituire loro il denaro o, il che è lo stesso, quale fetta della
torta sociale/”pubblica” si mangeranno quando sarà privatizzata a
favore dei creditori.
In
secondo luogo, quindi, sparare
contro la BCE, la Commissione Europea o il FMI è come farlo contro
un’ombra perché, dato che la base del potere non è là, non vi è sangue
perché non vi è corpo: si schiva la critica diretta al
capitalismo. Il problema principale delle società capitaliste non è
nei suoi burattini ma in chi maneggia il capitale. Questo senza negare
che vada fatta una critica a quei consigli di
amministrazione del capitale che sono gli apparati istituzionali. Ma
questo approccio è secondario.
In
terzo luogo, la “democrazia”,
come la critica alla sua assenza, non è il male che dobbiamo
scongiurare e neppure la lancia che distruggerà il capitalismo. Ormai
non è più una questione di come si eleggono o no le
rappresentanze, del peso ponderato di ogni paese secondo discutibili
criteri, della mancanza di uguaglianza di opportunità nella lizza
politica o di tante questioni di ordine minore.
E’
che la democrazia è una favola
per “dummies” (scimuniti, n.d.t.), una menzogna per addormentare le
masse, il modo di rendere queste complici delle conseguenze delle
politiche a loro avverse (“non ti lamentare, è stato deciso
democraticamente”). Il votante ignora assolutamente cosa faranno del
suo voto (e in questo non trova alcuna differenza tra le destre e le
“sinistre”) e oltretutto ignora completamente su cosa
vota, quando vota e le ripercussioni del suo voto.
(*) “Alas republicanas” è un
militare dell’Aviazione spagnola.
da: rebelion.org; 9.8.2015
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